Romantica, une diva follement drôle

La comédienne Pascale Rémi, n’est pas une débutante, loin de là ! Elle s’affiche même prête à toutes les facettes du métier, – dur métier, il faut bien le dire – dans la rue, dans un théâtre, sous chapiteau, dans un salon. Récemment pour les journées du Patrimoine, on a pu la voir en bonne sœur mener la visite historique du quartier Bonnefoy à Toulouse… Imaginez seulement les regards des passants non avertis alors que l’affaire du burkini fait encore ses vagues grotesques !

Aujourd’hui elle s’annonce en vedette de music-hall : Romantica-Henriette, authentique bigourdane, chanteuse affublée de tous les adjectifs pour évoquer sa démesure et sa folie. Burlesque, fantasque, délirante, frappadingue, déjantée…en un mot, un seul : folle !! On confirme, elle est « too mutch »… Et le public est en joie aux premiers mots, premiers gestes de son apparition quand elle fait son entrée, écartant le rideau de velours rouge. Quelle apparition en effet ! Paillettes en paquets sur les paupières, et partout sur la peau, faux cils qu’elle égare parfois sur le plateau, robe largement échancrée dans le dos, agrémentée d’étranges parements – style vaguement Courrèges années 60 –  coiffe emplumée, années 40 cette fois, surmonté d’un diadème lumineux, chaussures de « drag queen » que l’on croirait dénichées Boulevard Rochechouart à Montmartre. Vous la voyez ?

Un peu Lady Raymonde, pour ceux qui ont eu la chance de voir Denis d’Arcangelo dans ce rôle bouleversant. Un peu Lucien la Mauvaiz Graine (Julien Malherbe) dans son rôle d’Yvette… Voilà, vous avez compris qu’il s’agit de ces personnages fascinants de chanteuses, qui racontent leur vie, jamais facile, formulant à voix haute leurs pensées, même les plus intimes… Qui prennent à parti le public, complice de leurs joies et de leurs peines de femme et d’artiste. Et quand elles chantent, elles  empruntent au répertoire immense du début du siècle passé. On rit beaucoup bien sûr car Henriette en fait des tonnes…pour oublier que la vie est une mauvaise farce, que la mort rôde, qu’il lui faut vivre avec ses fantômes disparus, que parfois elle aimerait « avec une fermeture éclair passer de l’autre côté. » Car elle a le sens de la formule, Henriette ! Elle se ferait même, poète, lyrique quand elle confie que c’est au cimetière qu’elle va pour regarder le ciel, sentir le vent, trouver la paix… Et le reste du temps sa recette pour donner du pep’s à la vie c’est le petit verre de « Frascati  dont elle vante les vertus euphorisantes.

Ce Cabaret Zigue Zigue, c’est foutraque, fantasque, jubilatoire  comme on peut imaginer que fut le spectacle vivant avant qu’on ne range tout ce joli monde dans des boîtes. Se souvient-on encore que sur la scène de l’Olympia, au 28 boulevard des Capucines, jusqu’en 1973 les chanteurs côtoyaient les trapézistes et les fakirs, les phoques et les éléphants ? Ah !  Le music-hall… les flonflons, les paillettes dont rêvent Henriette, Yvette et Raymonde… Ces artistes qui, sous le maquillage, gardent au chaud nos drôles de tourments pour en faire des éclats de rire.  

CHANTER C’EST LANCER DES BALLES Festival CCAS Contre-Courant 2015, en Avignon. Claude Fèvre | 30 septembre 2016

 

Romantica ou le fabuleux destin de Pascale Rémi

Une idée du programme ?

Tu penses que tu vas passer un bon moment et que tu vas bien rire ?

 

Tu n’as pas tort… Mais c’est pire bien plus que ça encore ! Henriette Lacrampe va t’entraîner dans un délire et des fous rires dont je me suis à peine remise depuis quelques semaines ! D’ailleurs si j’y retourne et si je t’en cause ce n’est pas pour rien !

 

Henriette Lacrampe ! Ça lui va bien. La crampe de rire c’est le public qui l’a chaque fois. On pleure. On a mal au bide. On aime. On en redemande. Merci Henriette.

 

Romantica c’est Henriette Lacrampe, la plus grande étoile du fameux cabaret Zigue Zigue qui a su rayonner sur tout le sud-ouest pendant plus de vingt ans. Son créateur, Armand Maréchal, quittait ce monde il y a dix ans déjà. Sur la peau de l’ours qui ornait son salon, on trouva une lettre : « Faites-moi la plus délicate des promesses, celle de perpétuer ces sacrées soirées Zigue Zigue dont nous avons le secret. Bien à vous mes étincelles. Armand ». Encouragée par la ligue des perchmans de Bagnères de Bigorre, et accompagnée des membres survivants du fameux Cabaret et de quelques nouvelles recrues pour remplacer les morts, Romantica présente le nouveau Cabaret Zigue Zigue. Une soirée en hommage à Armand qu’elle a rencontré dès l’âge de seize ans alors qu’elle descendait de la montagne à cheval et qui lui fit découvrir une autre facette du monde, celle de la boule à facette… Sous la houlette d’Henriette, les saltimbanques en forme de chœur, éveilleurs des théâtres les plus approximatifs, vous ouvrent les portes de l’imputrescible esprit Zigue Zigue, qui tel le phénix qui s’élance à l’aube d’un envol rieur, vient régaler vos cœurs. Soyez curieux, venez goûter aux vertiges d’un cabaret à la française dans la pure tradition de la Night bigourdane, vous tomberez sous le charme… La bande de Zigue vous attend.

 

Eh bé… Rien qu’en lisant ça tu as une idée du programme hein ? Tu penses que tu vas passer un bon moment et que tu vas bien rire ? Tu n’as pas tort… Mais c’est pire bien plus que ça encore ! Henriette Lacrampe va t’entraîner dans un délire et des fous rires dont je me suis à peine remise depuis quelques semaines ! D’ailleurs si j’y retourne et si je t’en cause ce n’est pas pour rien !

 

Sous le maquillage extravagant (le mot est faible) d’Henriette (Je me maquille toujours un peu dit-elle) ne se cache pas vraiment Pascale Rémi. Cette bagnéraise de 47 ans est tombée dans le théâtre après avoir fait 5 ans de droit à Toulouse. Je voulais faire philo mais c’était à Pau… Toulouse m’attirait… Je voulais surtout découvrir le monde ! Le théâtre j’en rêvais… enfin non je fantasmais plutôt ! Mais j’étais trop timide… Je n’aurais jamais cru… J’avais un tel trac pour les examens… Timide Pascale ? En effet qui l’eut cru ? Avec son DEA droit et éco en activités spatiales, elle avait déjà les pieds loin de la terre et la tête dans les étoiles faut dire… Alors lorsqu’une bonne étoile justement arrive un jour sous la forme de son amie Anne – qui elle sort des Beaux-Arts – elles se présentent ensemble aux auditions de la Cave Poésie devant Monsieur René Gouzenne en personne. Les auditions durent quinze jours. Je passe en dernier… Et on me rappelle pour me dire que je suis sélectionnée directement dans la classe de haut niveau ! J’ai cru que c’était une erreur…

 

Avec Anne, et des textes de Xavier Duringer, elles créent le duo L’équipette. On joue à la chapelle rue Casanova. Nous on trouvait ça comique. Nos potes disaient que c’était glauque. Et puis on a cartonné ! On joue alors dans plusieurs cafés de Toulouse. J’écris même à Duringer ! Et comme il ne nous répond pas… On part en stop à Paris pour le rencontrer !

 

Timide Pascale ? Hum… L’épopée en stop je te la fais brève : de Toulouse elles passent d’abord par Nantes. Elles jouent leur duo dans un café. Encore une fois ça cartonne. Dans le public ? La troupe de Royal de Luxe… Rien que ça ! On leur demande de revenir jouer un vendredi 13… Ce sera leur treizième scène ! Elles acceptent forcément et se rendent compte que le même soir à Nantes, le conservatoire joue du Duringer… En présence de l’auteur ! Y a pas de hasard… Elles font tout pour venir jouer après le spectacle officiel ! Une soirée de folie : après avoir joué dans un squat, elles débarquent donc à 2 heures du mat’ et interpréteront de nouveau leur duo. Devant un Duringer hilare. Elles sont folles dira l’auteur, je ne pensais pas que mes textes pouvaient être dits de façon si drôle ! A Pascale il dira aussi : t’es une belle salope toi ! Ne prends jamais de cours de théâtre… Ne sois pas déformée ! 

 

Pascale va rester dix ans au sein de la troupe Royal de Luxe… Le théâtre de rue lui apprend beaucoup. Sur elle et sur le public. Elle jouera aussi un peu chez Générik Vapeur. Chez Cirkatomik également. Avec la Compagnie 7ème ciel à Lille. Ou encore Skémée à Lyon. Puis chez Ilotopie. Des fous près de Marseille qui vivent sur une île dans des maisons rondes qui tournent avec le soleil ! Si si je t’assure ! On faisait du spectacle aquatique ! Pendant 5 jours et 5 nuits c’était de la performance permanente. Je dormais dans un cercueil de verre… Un truc de fou !

 

Le soleil lui a monté à la tête à la Pascale. Après les étoiles c’était cohérent ! Le cabaret Zigue Zigue naîtra d’un délire entre artistes… Un lieu de 300 m2 qui se libère pour quinze jours. Ils et elles sont 11. Il y a des musicos. Des comédien-ne-s. Et même des cuistots. L’idée ? Un cabaret éphémère – pour les 15 jours donc – où l’on pourrait dîner également. Le cabaret Zigue Zigue tenu par Armand Maréchal et sa horde a fait pleurer de rire beaucoup beaucoup de gens pendant cette période. Y avait même une chèvre sur scène… Après ça, forcément, Pascale veut emmener ce délire sur les planches. Perdurer la magie du cabaret ! Mais à 11… Difficile. Une version courte à 6. Puis à 3. Et ça dure des années. Et ça refuse du monde ! Et ça joue partout ! La gloire ! Au final, Pascale-Henriette Lacrampe se retrouvera en duo avec un pianiste pour Romantica. Elle jouera pour honorer la promesse de feu Armand Maréchal. Feu, c’est le cas de le dire… Mais tu comprendras en voyant le show chaud. Les pianistes qui l’accompagnent -Grégoire Aguilard, Simon Kastelnik ou Jean-Philippe Carle en alternance – ont le rôle du faire-valoir muet – ou presque – qui apporte au duo un joli piment -d’Espelette bien sûr. Parfois Pascale joue en solo, haranguant le régisseur, et, toujours, faisant participer le public. Un grand moment je te dis ! Elle chante elle parle de sa vie et de son passé au cabaret elle raconte son Armand…

 

Avec sa compagnie, Pascale propose également un spectacle déambulatoire Non tantum sed etiam : un duo de nonnes pour des visites historiques et drôlatiques. A ne pas manquer ! Soyez curieux, et soumettez-vous à la tentation d’un regard éclairé et hallucinant de deux sœurs pleines de grâce qui vous livreront les secrets de l’histoire et bien plus encore…Amen !

Au fait, Lacrampe ça vient d’où ? Lors des premières du cabaret, Pascale jouait juste Henriette la chanteuse du cabaret. Et puis un jour elle se vautre et se foule la cheville. Pour calmer la douleur on lui colle de la saucisse surgelée dessus… Même en coulisse la folie continue ! Elle s’appellera Henriette Lacrampe ! dit l’artiste. Et ça lui va bien. La crampe de rire c’est le public qui l’a chaque fois. On pleure. On a mal au bide. On aime. On en redemande. C’est délicieux comme un pâté à partager entre ami-e-s.

_MG_5927 - copie 2 Merci Henriette.

LA VILLE EN ROSE Marie Cécile MACHA

 

 

 

 

 

http://la-ville-en-rose.com/?p=8352

Dédicace de Jean Luc COURCOULT metteur en scène de la compagnie ROYAL DE LUXE

Dedicace J L Courcoult

Elle Magazine : Notre best of culture : Théâtre show Diva

Presse Elle

Romantica au Festival international de Mazatlan

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Una  show woman polifacética, irreverente y divertida lo es Pascale Rémi con su espectaculo  « Romantica », evento con el que cerro magistralmente Escena Mazatlan, Festival International de Mazatlan 2012 en el Theatro Angela Peralta.

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La folie Romantica

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Si le genre du cabaret foutraque est devenu assez commun, les deux compères y mettent une patte, une énergie et une complicité des plus réjouissantes, que rendent plus zigue-zigue encore les aléas du délire, un jeu permanent avec le public et le rebond sur les multiples trous et accrocs que fait naître ce grand bazar. Qu’on n’y attende guère les chansons, prétextes à commentaires plus que coeur de spectacle. Qu’on ne s’inquiète guère, par ailleurs, de la présence sur scène d’une urne tout ce qu’il y a de plus mortuaire, quoique pimpante, et des nombreuses références à la mort ; Pascale Rémi l’a voulu ainsi et l’ombre de la camarde ne l’empêche pas de donner dans le frapadingue à pleins tubes.

Jacques-Olivier Badia – Le clou dans la planche

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Follement Romantica : Splendeur du Cabaret / survolté, frais et désopilant.

Presse Direct matin

 

 


Attention, délires en cours

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Le spectacle est familial, la folie est délirante, et le cabaret est unique.

Bienvenu dans un monde hors du monde. Pourtant, celui-ci est plongé dans notre monde. Celui de la Bigorre où une illustre compagnie de cabaret a décidé de poursuivre l’œuvre de son créateur. Le Cabaret Zigue Zigue, créé par Armand Maréchal en 1968, a brillé sur toutes les scènes du Sud-Ouest jusqu’à son décès. Les artistes les plus talentueux ont fait carrière dans ce cabaret hors norme durant des décennies.

C’est l’esprit de Zigue Zigue qui va souffler sur le Pari dès la semaine prochaine.

Car le Cabaret Zigue Zigue n’existe que dans la tête des artistes qui vont le créer. Si Armand Maréchal n’a jamais existé (quoique…), la folie de ce cabaret itinérant imaginaire sera bien réelle sur la scène du Pari. Car les quatre artistes qui vont le faire (re) vivre le temps de six représentations sont, eux, bien réels.

Et sûrement aussi fous que leurs personnages. À commencer par la gracieuse Henriette Lacrampe (Pascale Rémi), descendue de sa montagne à cheval, pour devenir la maîtresse de cérémonie et l’artiste phare de ce nouveau Cabaret Zigue Zigue.

 

Éric Bentahar – La dépêche

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Soirée mythique avec Romantica

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Henriette, ou la Diva Romantica, et son acolyte pianiste Adrien Roguet de la Tourette ont enflammé la Maison de la Terre ! Cette soirée restera mythique pour le public présent ce soir là tant le spectacle fut réussi.

Un pianiste habillé d’un costume à queue de pie, un rideau de velours rouge, une boule à facettes, une table de bistrot jonchée d’une poterie intrigante, une diva dans son habit de lumière au « mélodieux » accent du sud et le décor est planté. Henriette fait son show, chante, raconte sa vie de reine de « La Night » et nous offre même une danse endiablée avec Jean-Pierre choisit au hasard C’est un hommage tendre et festif qui est rendu à leur père spirituel Armand Maréchal, créateur du cabaret Zigue Zigue.

La Dépêche du Midi

 

 

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Romantica «en zigue zigue»

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«Je suis Romantica !» De Toulouse, une exubérante tornade bagnéraise déferle dans la salle. Henriette, Adrien et les cendres d’Armand, enflamment la salle dans le spectacle musical et burlesque de Pascale Rémi et Jean-Philippe Carde. Le cabaret Zigue Zigue fait son show. «Les Yeux pour pleurer», «Si les squelettes avaient une bistouquette», «la complainte de deux cœurs». Les sentiments supplantent la raison, Romantica chante l’amour, sur tous les tons, et prend le public pour complice. «Halte là, les montagnards sont là !», «Il faut dire je t’aime tant qu’on est vivant», alors «merci Momond de m’avoir donné ma chance». En duo avec Edmond Duplan, la chanson du haricot fait danser la salle.

La dépêche

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